La vie de Giacomo Casanova est inextricablement liée aux voyages. Se déplacer, franchir les frontières, connaître de nouveaux mondes n’était pas pour lui une simple nécessité, mais une véritable forme d’existence.
Ses voyages racontent l’histoire de l’Europe du XVIIIe siècle d’un point de vue privilégié : celui de quelqu’un qui l’a vécue de l’intérieur, entre les cours, les salons, les villes et les rues.
Des calli au monde : l'Italie
(1725-1750)
Venise est le point de départ : les calli, les théâtres, les premières rencontres.
De là, Casanova se rend à Padoue pour ses études, puis à Rome et à Naples, où il entre en contact avec les milieux intellectuels et ecclésiastiques.
Milan complète une première carte de ses déplacements, qui lui permet de découvrir l’Italie et, surtout, les hommes.
Le cœur de l'Europe : la France
(1750-1760)
Paris l’accueille et le met à l’épreuve. Dans les salons français, Casanova gagne en notoriété, noue des relations et acquiert du prestige, évoluant avec aisance dans un milieu cosmopolite et compétitif.
Après sa célèbre évasion de la prison des Plombs à Venise, en 1756, Casanova retourne à Paris, où il connaît une période riche en opportunités et en succès.
C’est ici que le voyage se transforme en ambition. Le succès est cependant fragile : il suffit de peu pour que l’équilibre se rompe et l’oblige à reprendre la route.
En déplacement : Europe
(1760-1774)
De l’Allemagne à la Suisse, de l’Angleterre à la Russie, Casanova traverse les frontières, les langues et les cultures avec la rapidité de celui qui sait se réinventer.
Cours princières, villes de passage et nouvelles protections se succèdent sans répit.
Le voyage n’est plus un choix, mais un destin.
Vers le silence : l' Europe centrale
(1774-1798)
Dans les dernières années de sa vie, le voyage ralentit et prend une autre forme. Ses déplacements vers le nord et l’est de l’Europe marquent une phase plus introspective, empreinte d’exil après son retour à Venise et d’éloignement.
C’est ici que Casanova commence à regarder en arrière. Les chemins parcourus deviennent des souvenirs, et le voyage se poursuit à travers l’écriture
Le voyage raconté
Dans « Histoire de ma vie », Casanova transforme ses voyages en récit. Les villes ne sont pas de simples toiles de fond, mais des lieux de vie, observés avec une attention particulière aux détails sociaux, politiques et humains.
L’écriture devient le moyen par lequel le voyage se poursuit à travers le temps, permettant au lecteur de traverser l’Europe du XVIIIe siècle à travers le regard de Casanova.
Je raconte...
Mon lien avec Zaguri
Pietro Zaguri a été pour moi plus qu’un ami : un confident, un complice de l’esprit et de la pensée. Dans les salles de son palais, j’ai trouvé une écoute, une protection et cette liberté de penser sans laquelle ma vie n’aurait pas eu de voix.